Avant, il n’y avait pas d’additifs dans l’alimentation
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Faux : les Egyptiens, déjà, utilisaient des colorants et des arômes pour augmenter l’attrait de certains produits alimentaires et les Romains avaient recours au salpêtre (nitrate de potassium, un minéral à l’aspect de poudre noire), à des épices et à des colorants pour la conservation et l’amélioration du goût et de l’apparence des aliments.
De tout temps, les cuisiniers ont régulièrement employé des épaississants pour les sauces et de la levure dans les pâtisseries pour les faire monter. Les bouchers ont salé et fumé la viande pour la conserver. Tout cela dans un seul et même but, toujours d’actualité : transformer des matières premières de bonne qualité en des produits alimentaires sûrs, sains et agréables à manger.
Sans les additifs, les aliments manufacturés seraient moins appétissants
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Sans eux, la crème fraîche tournerait plus vite, les vinaigrettes seraient moins homogènes, les sauces moins onctueuses… Il existe deux grandes familles d’additifs, celle qui sert à augmenter le temps de préservation des aliments et celle qui sert à améliorer leur texture ou leur présentation au niveau de la couleur et du goût.
Cette dernière regroupe les colorants et les agents de texture. Les colorants (classés de E100 à E180) sont, par exemple, employés pour ajouter ou rétablir la coloration d’un aliment et augmenter son attrait visuel. Les agents de texture (classés E339 à E340, E400 à E495, E1400 à E1451) servent à améliorer la texture des produits comme la margarine, les matières grasses allégées, la glace, les sauces pour salade et la mayonnaise. Ils contribuent aussi, pour le consommateur, à ce que l’aliment soit plus agréable en bouche.
Sans les additifs, les aliments se conserveraient moins bien
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Les aliments de notre quotidien sont soumis à de nombreuses agressions extérieures : changements de température, contact avec l’air, exposition bactérienne, qui pourraient modifier leur composition originale. De plus, ils peuvent généralement être stockés un certain temps avant d’être consommés. Sans les additifs, le pain de mie moisirait très vite. Voilà pourquoi la famille des additifs qui regroupe les conservateurs est responsable de la préservation de l’aliment.
Les conservateurs E200 à E297, par exemple, ont pour vocation d’inhiber le développement de micro-organismes indésirables (bactéries, levures, moisissures) et préviennent la dégradation des aliments. Ils sont employés entre autres dans les aliments cuits, le vin, le fromage, les jus de fruits et les margarines.
Les antioxygènes – E300 à E321 – retardent les mécanismes d’oxydation à l’air ou à la lumière, ce qui évite notamment aux matières grasses de devenir rances.
Les additifs sont-ils tous chimiques ?
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Ils peuvent être d’origine naturelle, comme c’est le cas des agents épaississants extraits de pépins ou de noyaux, de fruits et d’algues, des agents acidifiants tel l’acide tartrique extrait des fruits, la lécithine extraite des huiles végétales ou encore de certains colorants.
Cependant, les additifs peuvent également être issus de synthèse industrielle, tout en reproduisant des molécules existantes dans la nature ; cette catégorie d’additifs englobe des antioxygènes tels l’acide ascorbique naturellement présent dans les fruits (ou vitamine C) ou le tocophérol, antioxydant naturel des huiles végétales (ou vitamine E) et des colorants comme les caroténoïdes (ou bêta-carotène) que l’on trouve dans de nombreux fruits et légumes (ex : les carottes).
Les additifs obtenus par modification de substances naturelles comprennent certains émulsifiants (dérivés des huiles alimentaires et des acides organiques) ou certains agents épaississants tels les amidons modifiés (issu du blé) ou la cellulose modifiée.
Les additifs, sont-ils sans danger pour la santé ?
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Grâce à une réglementation stricte et une mise à l’épreuve approfondie, les additifs alimentaires sont des ingrédients sûrs dans notre alimentation. En effet, un additif n’est autorisé à la consommation que s’il est sans effet sur la santé humaine. Comment en être certain ? Tous les additifs sont testés sur l’homme puis sur l’animal à petite et forte dose. A partir des données recueillies, une dose maximale n’ayant aucun effet toxique démontrable est déterminée. C’est la « dose sans effet » (DSE), utilisée pour calculer la « dose journalière admissible » (DJA) pour chaque additif alimentaire. La DJA fournit une grande marge de sécurité et garantit qu’à cette dose, un additif alimentaire peut être consommé quotidiennement toute la vie, sans danger pour la santé. La présence de la lettre E est un autre gage de sécurité : elle signifie que l’additif a été évalué favorablement par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments, organisme responsable de la sécurité alimentaire dans l’Union Européenne.
Sources :
- EUFIC (Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation)
- EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments)
Des produits sous haute surveillance
La conservation des aliments